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Camille Bordelon

Découvrez MYMOODz ZÉRO : Notre avis complet sur ce produit révolutionnaire !

Un dispositif de vaporisation dépourvu de nicotine qui émet un mélange de vitamines et d’huiles essentielles ? Voilà ce que propose Mymoodz Zéro, un produit qui prône le naturel et le bien-être. Cependant, au-delà de cette stratégie de commercialisation, quelle est la véritable efficacité de ce produit ?

Un appareil de détente… ou un mirage ?

Après Sasillia et sa paille en inox censée faciliter l’arrêt du tabac, ainsi que Oui’garette et ses cigarettes dénuées de tabac, nous explorons aujourd’hui Mymoodz Zéro, un vaporisateur personnel exempt de nicotine. Il ressemble à une puff, mais affirme ne pas en être une. Il est important de noter que ce produit n’est pas commercialisé comme un outil de sevrage tabagique, et il n’est mentionné nulle part qu’il pourrait aider à arrêter de fumer. Toutefois, les descriptions et les avis des clients, qui ne semblent pas avoir été vérifiés de manière indépendante, font souvent référence au sevrage tabagique.

Mymoodz Zéro est présenté comme un « appareil d’aromathérapie », bien qu’il fonctionne sur le même principe qu’une puff traditionnelle, avec une base PG/VG chauffée. Les caractéristiques principales mises en avant sur son site officiel sont l’absence de nicotine, de tabac et de combustion durant son utilisation.

Plutôt que les ingrédients habituels d’un e-liquide de cigarette électronique, Mymoodz indique que son pod Zéro contient « des extraits de framboise et de rose », des « vitamines B6, B12, et C », ainsi que de la « glycérine végétale et du propylène glycol ». Cela peut suggérer une formulation semblable à celle d’un e-liquide classique, agrémentée de vitamines.

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Le descriptif du produit insiste sur le fait que contrairement aux arômes traditionnels utilisés pour le vapotage, ce dispositif émet « une vapeur d’huiles essentielles et de plantes ».

Ingrédients controversés

Mymoodz semble reproduire certaines erreurs communes à d’autres produits similaires. En vantant le caractère « naturel » de son dispositif, il néglige le fait que le chauffage de certains ingrédients peut créer des substances potentiellement nocives pour la santé. La liste précise des composants n’est pas divulguée, et la température de chauffage n’est pas spécifiée. Il est essentiel de rappeler que certaines huiles essentielles peuvent se dégrader à haute température et former de nouvelles molécules, telles que des aldéhydes, reconnus pour être irritants et potentiellement cancérigènes1,2,3.

De plus, la vaporisation d’huiles essentielles soulève des préoccupations sanitaires sérieuses. Inhaler des substances grasses, ce qui est possible avec certaines huiles, peut causer une pneumopathie lipoïde, une grave inflammation pulmonaire résultant de l’accumulation de graisses dans les alvéoles4,5. Contrairement aux e-liquides conventionnels, ces substances ne sont ni solubles dans l’eau, ni conçues pour être inhalées.

Il est également à noter que Mymoodz propose d’autres produits censés favoriser le sommeil ou le bien-être, incluant par exemple de la lavande, qui peut être nocive. L’huile essentielle de lavande contient du linalol et de l’acétate de linalyle, qui peuvent être cytotoxiques et génotoxiques à certaines concentrations6,7.

En France, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) conseille de consulter un professionnel avant d’acheter et d’utiliser des huiles essentielles, tandis que la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) déconseille leur usage chez les enfants, les femmes enceintes ou allaitantes, les personnes âgées ou atteintes de maladies chroniques. Elle recommande également de ne pas les ingérer ni de les brûler pour les diffuser.

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L’utilisation de produits Mymoodz, qui implique de vapoter un liquide contenant des huiles essentielles, semble donc difficilement conforme à ces recommandations. De plus, le design du site web utilise des techniques de marketing qui visent à renforcer la perception d’une bonne affaire (réductions temporaires, compte à rebours, etc.).

Nous vous invitons donc à la prudence si vous envisagez d’acheter des produits contenant des huiles essentielles, surtout pour les vapoter.

Cet article s’appuie sur des informations publiques et l’analyse des données fournies par le fabricant. Il ne représente pas une évaluation scientifique du produit, mais plutôt une perspective journalistique destinée à informer le consommateur sur certains points de vigilance.

Sources et références

1 Ganosi, E., Barda, C., Grafakou, M.-E., Rallis, M. C., & Skaltsa, H. (2023). An In-Depth Stability Study of the Essential Oils from Mentha × piperita, Mentha spicata, Origanum vulgare, and Thymus vulgaris: The Impact of Thermal and Storage Conditions. Separations, 10(9), 488. https://doi.org/10.3390/separations10090488

2 Guan, W., Li, S., Yan, R., Tang, S., & Quan, C. (2016). Characterization of the Aldehydes and Their Transformations Induced by UV Irradiation and Air Exposure in White Guanxi Honey Pummelo Essential Oil. Journal of Agricultural and Food Chemistry, 64(27), 5449–5455. https://doi.org/10.1021/acs.jafc.6b01369

3 Turek, C., & Stintzing, F. C. (2013). Stability of essential oils: A review. Comprehensive Reviews in Food Science and Food Safety, 12(1), 40–53. https://doi.org/10.1111/1541-4337.12006

4 Hassan, N., Battey, T., Kurpiel, B., Hanley, M., & Ropp, A. M. (2025). Exogenous Lipoid Pneumonia Due to Aerosolized Essential Oils. Radiology: Cardiothoracic Imaging, 7(2), e240169. https://doi.org/10.1148/ryct.240169

5 Kuroyama, M., Kagawa, H., Kitada, S., Maekura, R., Mori, M., & Hirano, H. (2015). Exogenous lipoid pneumonia caused by repeated sesame oil pulling: a report of two cases. BMC Pulmonary Medicine, 15, 135. https://doi.org/10.1186/s12890-015-0134-8

6 Prashar, A., Locke, I. C., & Evans, C. S. (2004). Cytotoxicity of lavender oil and its major components to human skin cells. Cell Proliferation, 37(3), 221–229. https://doi.org/10.1111/j.1365-2184.2004.00307.x

7 Di Sotto, A., Mazzanti, G., Carbone, F., Hrelia, P., & Maffei, F. (2011). Genotoxicity of lavender oil, linalyl acetate, and linalool on human lymphocytes in vitro. Environmental and Molecular Mutagenesis, 52(1), 69–71. https://doi.org/10.1002/em.20587

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