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Camille Bordelon

Serge Reynaud révèle tout: «Sous les PV, la page!» – Un livre choc sur la vape!

La police, ce n’est pas seulement des agents en tenue qui verbalisent le long des routes ou un groupe musical déguisé. C’est une diversité de professions qui rencontrent une multitude d’événements marquants. Serge Reynaud nous dévoile quelques-unes de ces péripéties dans son ouvrage « Sous les PV, la page ! », paru le 29 janvier. Entretien.

Lorsque vous appelez la police, restez en ligne

Un autre ouvrage sur la police ? Certes, mais ici, point de héros comme ceux qu’on voit à la télévision ou dans des situations extrêmement graves. Serge Reynaud nous parle des policiers de terrain, ces hommes et femmes en uniforme que l’on rencontre au quotidien et qui maintiennent l’ordre public. Et pour cause : « Serge Reynaud est un pseudonyme, j’ai été policier, à la retraite depuis 2020. Pendant 38 ans, j’ai servi comme gendarme puis comme policier en uniforme dans diverses branches ».

Une retraite active puisqu’il partage sur sa page Facebook ses péripéties liées à la rénovation de son domicile. « Depuis ma retraite, je suis cévenol. C’est une région que j’adore, où je passais souvent mes vacances, jusqu’à ce que je trouve la maison idéale. Après m’être consulté, j’ai décidé de devenir cévenol, bien que natif de Bretagne. Je rénove cette maison, bien que je ne sois qu’un bricoleur enthousiaste mais maladroit ».

Serge a déjà publié deux livres il y a quelques années : « Chroniques de la main courante » et « Bonne nouvelle, c’est la police ! ». « C’est mon troisième livre en 14 ans. Le premier, je l’ai écrit car je voulais avoir un livre publié. Une fois cet objectif atteint, il me restait encore des anecdotes, donc j’ai écrit le second. Après, il ne me restait plus d’histoires, et je ne voulais pas écrire de fiction. Alors, j’ai continué à vivre et à écrire ».

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(Petite parenthèse « conflit d’intérêt » avant de continuer : votre serviteur interviewant est un admirateur de Serge depuis qu’il tenait un blog, bien avant qu’il ne publie ses livres, et nous avons même co-signé une histoire dans le premier ouvrage de votre serviteur. Avis aux lecteurs).

D’où ce troisième livre. « Une fois à la retraite, j’ai compilé tous mes écrits, en ai ajouté d’autres, et en ai fait un manuscrit que j’ai soumis à un éditeur. J’en suis satisfait, car le petit plaisir égoïste du premier livre est derrière moi, maintenant c’est purement pour le plaisir ».

Haut les mains, lâchez ce marque-page !

Que trouve-t-on dans ce livre alors ? « Aucune histoire des livres précédents. Dans les premiers, beaucoup d’histoires concernaient mes collègues. Cette fois, 90 % des récits me sont personnels. J’ai inclus de nombreuses expériences vécues lors de missions à l’étranger pour le gouvernement français, notamment en Afrique et en Bosnie ».

Ce qu’il faut savoir sur Serge, c’est qu’il écrit bien et, quand il veut être drôle, il atteint sa cible. « Pour ce livre, il y a une petite évolution de style. Bien sûr, l’humour est indispensable, je ne renierais pas Desproges, mais il y a des histoires plus mélancoliques. Une en particulier où je critique l’attitude d’un supérieur lors du suicide d’un collègue, avant de le réhabiliter quelques récits plus tard. Parce qu’il ne faut pas tirer de conclusions hâtives sans connaître tous les faits ».

C’est très humain… « Il y a aussi des histoires de chiens, des chiens policiers, bien sûr. Parce que, comme moi, les gens aiment les chiens. Mais je ne voulais pas écrire un livre de blagues : il y a de l’humour, mais aussi des récits tristes ».

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Et, il est important de le souligner, ce n’est pas un livre écrit avec la lourdeur d’un rapport de police, mais celui d’un amoureux de la littérature qui possède un véritable style. Un écrivain, pour utiliser le terme exact. Qui, comme tout écrivain, possède ses influences.

Esquisse de l’écrivain

« J’ai de nombreuses influences, notamment les novellistes américains du genre policier. Beaucoup d’auteurs de la collection Alfred Hitchcock présente, même si certains écrits sont moyens, d’autres sont de véritables joyaux stylistiques. C’est un peu comme si Stephen King écrivait des histoires de moins de 20 pages ».

(Petite parenthèse culturelle : les auteurs de la collection Alfred Hitchcock Présente sont souvent des pseudonymes. Mais derrière ces noms se cachent de grands écrivains de leur époque, qui profitaient de cet anonymat relatif pour explorer d’autres styles, ce qui explique cela).

Dans son écriture, Serge Reynaud privilégie la brièveté. « Dans mon livre, les chapitres, au nombre de 100, font de 1 à 8 pages. Cela permet d’éviter les longueurs inutiles ».

Le titre est intrigant. « Oui, il fait partie d’une liste de titres que j’avais proposés à l’éditeur. Sous les PV, la page, parce que j’étais doué en procédure. Le livre repose sur des faits, mais tout est réécrit par-dessus ».

Mais est-ce un livre instructif ? « Oui, le lecteur apprendra des choses sur la police, mais il n’y a presque pas de notes de bas de page. Je souhaite que les gens comprennent la beauté et la complexité de ce métier. Il repose sur la procédure, il y a peu d’histoires d’arrestations. Et ce n’est pas un livre pro-police, comme on dirait chez les apiculteurs ».

Savez-vous pourquoi je vous écris ?

« C’est un livre qui met l’accent sur l’humain, afin que les lecteurs comprennent nos déceptions mais aussi pourquoi elles ne nous empêchent pas de nous lever le lendemain pour aller travailler. Pour beaucoup, c’est une vocation. Certains trouvent leur voie dans la police-secours, d’autres dans la police scientifique, ou en tant que maître-chien… Le service public, ça devrait toujours être cela, des gens animés par une vocation ».

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Et demain ? Peut-être de la fiction ? « Je ne suis pas opposé à l’idée d’écrire de la fiction, j’ai plusieurs projets en attente dans mes fichiers. Je commence, je m’arrête, parfois je reprends, jusqu’à trouver le chemin qui mène à de longues sessions d’écriture où l’on oublie tout le reste. Mais je ne me force à rien, écrire doit rester un plaisir, jamais une contrainte ».

Et pour répondre à la question du Vaping Post, que pense Serge Reynaud de la vapote ? « Personnellement, je ne suis pas convaincu, je n’ai pas eu l’occasion de l’être, je suis un ancien fumeur qui a arrêté à l’ancienne. Cependant, dans les couloirs des commissariats, j’ai vu des hommes robustes adopter la vape, et j’ai remarqué que ça fonctionnait. Du coup, dans les vestiaires, ça sentait la cannelle et la framboise, ce que je préfère à l’odeur de la Marlboro froide ».

“Sous les PV, la page !” de Serge Reynaud, City éditions, 285 pages, 17,90 euros, disponible dans toutes les bonnes librairies.

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