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Camille Bordelon

Royaume-Uni : Les autorités s’attaquent au marketing des cigarettes électroniques !

Suite à l’adoption de la loi sur le tabac et le vapotage, qui interdit la vente de tabac aux générations futures, le gouvernement britannique se concentre désormais sur la régulation du marketing des produits de vapotage.

Limiter le marketing pour protéger les jeunes

Le 29 avril 2026, le Royaume-Uni a mis en place le Tobacco and Vapes Act, une législation anti-tabac qui inclut une interdiction de vendre des produits du tabac à quiconque né après le 1er janvier 2009. Cette réglementation entrera en vigueur le 1er janvier 2027. Parallèlement, la loi aborde également la question des cigarettes électroniques.

Le 10 juillet 2026, le gouvernement a initié une première démarche importante : une consultation publique concernant les mesures envisagées pour protéger les jeunes du vapotage :

  • La mise en place d’un emballage neutre, de couleur blanche, « avec des restrictions sur la couleur du texte, des images, un branding limité et des informations de sécurité uniformisées » ;
  • Des cigarettes électroniques de teintes blanches, noires ou grises, sans images, avec un affichage limité aux informations de sécurité (comme le niveau de la batterie, etc.) ;
  • Les noms des saveurs des e-liquides devront se limiter à des descriptions « simples et reconnaissables », telles que « pomme », interdisant ainsi les « noms conceptuels et sensoriels » ainsi que ceux liés aux bonbons, sucreries, desserts et boissons alcoolisées.
  • Une restriction sur la visibilité des produits de vapotage dans les magasins spécialisés, « de la même manière que pour les produits du tabac ».

Les produits du tabac sont également concernés par cette consultation, le gouvernement envisageant plusieurs mesures les concernant :

  • Étendre les exigences existantes pour les emballages de cigarettes à tous les produits du tabac, y compris ceux à base de plantes, le papier à rouler, etc. ;
  • Introduire des « messages positifs pour encourager l’arrêt » sur tous les produits du tabac ;
  • Élargir les restrictions de visibilité des cigarettes à tous les produits du tabac ;
  • Retirer une exemption permettant aux boutiques de tabac en vrac et aux magasins duty free d’exposer librement leurs produits ;
  • Exiger que les produits du tabac chauffé soient de couleur « brune terne semblable à l’emballage du tabac, sans images, avec un branding limité, sans éclairage décoratif et des écrans affichant uniquement les informations de sécurité ».

« Les données sont claires : trop de jeunes essaient les vapes, attirés par la diversité des saveurs, les couleurs vives et le marketing. » a déclaré James Murray, le secrétaire d’État à la Santé. « Les produits de vapotage sont moins nocifs que les cigarettes et peuvent être utiles pour aider les adultes à arrêter de fumer, mais ils ne devraient jamais être conçus ou commercialisés de manière à séduire les enfants. Ces propositions visent à trouver un juste équilibre. »

Des réactions positives aux propositions

L’ensemble des représentants politiques britanniques a accueilli ces propositions avec optimisme. Maree Todd, la ministre écossaise de la Santé, a déclaré que « les emballages colorés et les présentoirs sont utilisés pour attirer les enfants et les jeunes. » De son côté, Mike Nesbitt, son homologue d’Irlande du Nord, évoque une inquiétante hausse du vapotage parmi les jeunes, affirmant que « limiter la visibilité de ces produits diminuera leur attrait, ce qui réduira à son tour le vapotage chez les jeunes et préviendra les générations futures d’une dépendance à la nicotine. »

Nerys Evans, vice-ministre galloise en charge de la Prévention et de la Santé Publique, a adopté un ton plus critique. Pour elle, « les vapes sont intentionnellement conçues et commercialisées pour séduire les enfants – avec des couleurs vives, des marques de dessins animés et des noms de saveurs au caractère sucré qui n’ont pas leur place dans des produits contenant de la nicotine addictive », ce qu’elle qualifie d’« inacceptable ».

Les citoyens britanniques disposent de douze semaines pour faire part de leurs opinions sur ces questions. Le gouvernement précise qu’aucun changement immédiat de la loi n’est prévu pour l’instant et que la réglementation future sera élaborée après l’analyse des retours du public.

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