Au Chili, une loi récemment promulguée apporte des directives précises concernant le vapotage et les pochettes de nicotine, favorisant ainsi la réduction des risques tout en tenant compte de la santé publique et des droits des consommateurs. Cette initiative se distingue des politiques plus répressives d’autres nations latino-américaines, qui n’ont pas réussi à diminuer les taux de tabagisme malgré des preuves favorisant des alternatives nicotiniques moins nocives.
Sommaire
Un leader dans la région
L’adoption de stratégies de réduction des risques dans les programmes nationaux d’arrêt du tabac est saluée pour ses avantages significatifs en terme de santé publique. Des exemples tels que la Suède (le premier pays à avoir un taux de fumeurs inférieur à 5 %) et le Japon ont démontré qu’une telle approche peut réduire les taux de tabagisme, diminuer les maladies liées à la cigarette et baisser les coûts de santé. La réduction des risques respecte le choix des individus tout en sauvegardant la santé publique. Elle propose des alternatives pour ceux qui ne peuvent ou ne souhaitent pas cesser complètement la consommation de nicotine, facilitant ainsi le sevrage tabagique sans nécessiter une abstention complète et améliorant la santé publique globalement.
Suite à des années d’incertitude autour de la régulation des produits de vapotage et des dispositifs sans nicotine, le Chili a adopté la loi n° 21.642, reconnaissant ainsi le potentiel de ces produits pour réduire les risques. Contrairement aux politiques restrictives de certains pays voisins comme l’Argentine, le Venezuela et le Mexique, la législation chilienne privilégie une régulation éclairée plutôt que des interdictions totales, équilibrant ainsi les préoccupations de santé publique et les droits des consommateurs.
Cette nouvelle réglementation traite ces produits différemment du tabac traditionnel et fixe la concentration maximale de nicotine à 45 mg/ml, une limite plus élevée que celle de 20 mg/ml imposée par l’Union européenne. Tout en interdisant la vente aux mineurs, la loi permet un accès contrôlé aux adultes et autorise certaines formes de publicité, assurant ainsi que les consommateurs soient bien informés des options de réduction des risques disponibles.
La tendance prohibitionniste en Amérique latine
Le cadre réglementaire chilien est en accord avec le consensus scientifique qui suggère que le vapotage est 95 % moins nocif que le tabac, une réalité encore ignorée par les législateurs en Argentine, au Mexique et au Venezuela. En Argentine, où le taux de tabagisme atteint 23,1 %, les autorités continuent d’interdire le vapotage tout en permettant la vente d’autres produits nicotiniques comme le snus et les pochettes de nicotine, une politique qui semble plus idéologique que fondée sur des preuves scientifiques et qui contredit une orientation plus large du gouvernement vers la dérégulation et les solutions de marché.
De même, les politiques strictes du Venezuela n’ont pas réussi à diminuer la prévalence du tabagisme, qui reste à 17 %. L’interdiction complète des nouveaux produits nicotiniques n’a pas limité la consommation de cigarettes, montrant l’inefficacité d’une approche trop restrictive. En décembre dernier, le Congrès mexicain a également surpris de nombreux spécialistes en réduction des risques du tabac en passant une réforme constitutionnelle interdisant la production, la distribution et la vente de cigarettes électroniques, y compris les vapes jetables. Cette mesure, qui vise aussi l’usage illicite du fentanyl, montre la détermination du pays à combattre les problèmes de santé publique liés au vapotage et à l’abus de substances synthétiques.
Pour que cette réforme entre en vigueur, elle doit encore être ratifiée par les 32 législatures des États mexicains. Si elle est adoptée, elle renforcera un décret présidentiel de 2020 qui interdisait la vente de vapes, une décision jugée anticonstitutionnelle par la Cour suprême en 2021.
À l’opposé, en juillet dernier, le Brésil a levé une interdiction controversée sur le transport de vapes lors de vols domestiques après une forte opposition des consommateurs et des défenseurs de la réduction des risques. Cette interdiction, initialement imposée par l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC) basée sur une réglementation de l’Agence nationale de vigilance sanitaire (ANVISA), qui interdit la vente et l’importation de vapes, bien que l’ANVISA ait précisé que leur utilisation personnelle n’était pas illégale. La mise en œuvre précipitée et le manque de communication avaient mené à des incohérences dans l’application de cette règle dans les aéroports. Face aux critiques croissantes, l’ANAC a annulé sa décision trois mois plus tard, autorisant de nouveau le transport de vapes en bagage à main.
D’autres nations ont également réussi à réduire le tabagisme en utilisant des alternatives nicotiniques. Au Japon, l’introduction du tabac chauffé a réduit de 52 % les ventes de cigarettes, tandis qu’au Royaume-Uni, les stratégies de santé publique intégrant le vapotage ont aidé à baisser le taux de tabagisme quotidien de 16,4 % en 2015 à 10,4 % en 2023.
Le cas le plus remarquable est celui de la Suède, où le taux de tabagisme a chuté à 4,5 %, permettant au pays d’atteindre le statut de « sans fumée » bien avant les objectifs fixés par l’UE. Ce succès a été possible grâce à l’adoption d’alternatives nicotiniques plus sûres, notamment le snus, pour faciliter le sevrage tabagique.
Atteindre un équilibre judicieux
L’adoption de la loi n° 21.642 au Chili marque un progrès significatif vers une régulation nicotinique basée sur des preuves, en reconnaissant le potentiel du vapotage et des pochettes de nicotine pour réduire les risques.
En revanche, l’Argentine, le Mexique et le Venezuela continuent de maintenir des politiques prohibitionnistes inefficaces qui ne parviennent pas à réduire les taux de tabagisme, malgré les preuves montrant que les pays ayant adopté des alternatives plus sûres ont vu un déclin significatif des méfaits liés au tabac.
L’approche équilibrée du Chili – permettant l’accès aux adultes tout en protégeant les jeunes – pourrait servir de modèle pour d’autres nations d’Amérique latine. En adoptant des cadres réglementaires similaires, ces pays pourraient prioriser la santé publique tout en respectant le choix des consommateurs et en réduisant l’impact des maladies liées au tabagisme.
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Camille est une passionnée de tendances technologiques et d’actualité. Elle adore décrypter les évolutions de la vape pour les rendre accessibles à tous. Son objectif ? Vous tenir informé des moindres changements qui impactent l’univers de la vape.