La France est-elle sur le point de mettre en place une taxe sur les e-liquides ? Cette initiative, héritée de l’administration Bayrou, reste à confirmer par le nouveau Premier ministre, dont la position sur le sujet n’est pas encore claire.
Taxe sur la vape : un sujet sensible pour Sébastien Lecornu
Alors que la question de la taxation des produits de vapotage suscite de nombreuses discussions à travers l’Europe, la France pourrait décider d’agir seule sans attendre les directives de Bruxelles. D’après des informations rapportées par le quotidien économique Les Échos, François Bayrou, ancien Premier ministre français, aurait transmis à son successeur, Sébastien Lecornu, plusieurs propositions « prêtes à être mises en œuvre ».
Parmi ces propositions figurent diverses mesures, allant de l’imposition sur les revenus les plus élevés à la réduction des aides personnelles au logement (APL), ainsi qu’un seuil unique de franchise de TVA pour les travailleurs indépendants. Toutefois, un article soulève particulièrement l’attention des vapoteurs en France : une taxe sur les e-liquides utilisés dans les cigarettes électroniques, fixée à trois centimes d’euro par millilitre pour les liquides contenant moins de 15 mg/mL de nicotine, et à cinq centimes pour ceux qui dépassent ce seuil.
Cela ne marque pas la première fois qu’une telle taxation est envisagée dans l’Hexagone. L’année précédente, le député centriste Charles de Courson avait proposé une taxe de quinze centimes par millilitre sur tous les e-liquides, qu’ils soient nicotinés ou non. Bien que cette mesure ait été adoptée par le Parlement, elle a ensuite été révisée, réduisant le montant de la taxe à cinq centimes. Finalement, le rejet de l’intégralité du budget par les députés a mis un terme à cette initiative, ainsi qu’à la possibilité d’une taxation des e-liquides en France.
Pour l’heure, Sébastien Lecornu n’a pas encore pris position sur les propositions laissées par son prédécesseur. Son entourage a précisé qu’il ne ferait aucune déclaration « sur le fond tant que le Premier ministre n’a pas terminé ses consultations ».
Il y a quelques mois, la France avait interdit la vente de puffs sur son territoire, ce qui avait conduit à l’émergence d’un marché noir prospère pour ces produits. Peu de temps après, Catherine Vautrin, ministre de la Santé, avait exprimé son souhait d’interdire les arômes dans les e-liquides et de diminuer le taux de nicotine maximal autorisé. Enfin, il y a quelques semaines, l’Hexagone a également annoncé que les sachets de nicotine, ainsi que d’autres produits oraux contenant de la nicotine, seraient prohibés à partir de mai 2026.
Ceci constitue un renforcement de la politique de restriction concernant les produits contenant de la nicotine, à l’exception des cigarettes classiques, bien que le nombre de fumeurs continue de diminuer dans l’Hexagone, en partie grâce à ces nouveaux produits, en particulier la cigarette électronique.
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Camille est une passionnée de tendances technologiques et d’actualité. Elle adore décrypter les évolutions de la vape pour les rendre accessibles à tous. Son objectif ? Vous tenir informé des moindres changements qui impactent l’univers de la vape.